Stèle des enfants juifs -Mont de Marsan : aucune victime ne doit être exclue de la mémoire.

mercredi 27 janvier 2021
par  gabardan
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Mont de Marsan : justice pour cinq enfants juifs :


Pour que Rachel et Maurice Furmanski, Myriam Neuburger, Rachel Leibovici, Arlette Farhi, rejoignent leurs compagnons d’infortune sur la stèle des enfants juifs à Mont de Marsan.

Malgré les multiples démarches de notre association, ces cinq enfants découverts après l’édification de la stèle, en sont toujours exclus.

Dans l’angoisse, comme les autres enfants martyrs, ils ont été poussés dans les chambres de la mort. Leurs hurlements de terreur ont été les mêmes quand les monstres les ont gazés.

Mont de Marsan ne peut séparer ceux que l’enfer des camps de la mort a réuni.

Nous demandons au Maire de Mont de Marsan et aux élus de la municipalité, toutes sensibilités confondues, car le travail de mémoire ne doit pas avoir de couleur politique, d’intégrer le nom des enfants sur la stèle.


Pourquoi cette pétition

Leurs noms sont maintenant connus, deux de leurs visages aussi !.

Lisons ces cinq noms, regardons les visages de Myriam et Arlette, 79 après lr drame elles pourraient encore être des nôtres dans les villes où elles habitaient en 1942 : Grenade sur l’Adour et Mimizan

Notre association après de longs mois de recherche conduits par nos bénévoles dans les archives départementales et nationales a fait sortir de l’oubli le nom des enfants juifs arrêtés dans les Landes.

Elle a fait graver leurs noms sur des pierres qui ont pu être apposées sur la stèle. Grace à ce long et obscur travail préalable , il a été possible, dans l’ultime phase finale, d’édifier une stèle, et d’associer des lycéens de notre ville à ce travail de mémoire.
Depuis nous perpétuons le soutenir de tous ces enfants.

En 2019, 226 noms ont été ajoutés au mémorial de la Shoah à Paris…

Ce monument national est défini comme « un lieu de mémoire toujours vivante » car aucune victime ne doit rester sur le seuil du souvenir douloureux.

Rien ne justifie donc qu’à Mont de Marsan, cinq noms d’enfants partis dans les fumées des camps de la mort soient maintenus dans l’oubli où les bourreaux avaient décidé de les faire disparaître à jamais.

A Mont de Marsan la stèle doit aussi devenir le lieu vivant de la mémoire de tous les enfants qui ont résidé et/ou ont été arrêtés dans les Landes.